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Compte rendu du Grand RDV de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT

Cinq jours avant le début du 51ème congrès de la CGT – du 18 au 22 avril à Marseille – Philippe Martinez a répondu aux questions d’une trentaine de journalistes au cours d’un petit déjeuner.

Le secrétaire général de la CGT a détaillé les enjeux du congrès qui devrait le reconduire à la tête de la confédération. Selon lui, ce rendez-vous doit réaffirmer ce qu’est le syndicalisme CGT, « un syndicalisme de contestation et de proposition », aborder la question de l’institutionnalisation du syndicalisme et son rapport au salariat dans sa diversité, mais aussi débattre de la question de l’unité syndicale (« le syndicalisme rassemblée), de la place de la CGT au sein de la CES (confédération européenne des syndicats) et de son organisation interne, à la fois territoriale et professionnelle.

Au cours de cette rencontre, Philippe Martinez est également revenu sur des sujets plus sensibles comme « l’affaire Lepaon » et la mesure de la représentativité début 2017. Le secrétaire général a ainsi admis qu’il y avait un risque pour son organisation de perdre la première place au profit de la CFDT. Il a notamment expliqué qu’une des faiblesses de la CGT est d’être moins implantée que sa rivale dans les entreprises. « On a fait une analyse pointue, et on constate – c’est le plus gros problème – qu’il y a un différentiel de 300 000 électeurs entre la CFDT et nous, ce qui signifie que ce sont 300 000 électeurs qui peuvent voter pour la CFDT et pas pour la CGT ».

Développer l’implantation de la CGT dans toutes les entreprises sera donc une priorité de la nouvelle direction.

Crédit photo : Agnès Laurent

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